BOTTERO Pierre, A comme Association 2 : les limites obscures de la magie
Elle s’appelle Ombe, est lycéenne à Paris et adore la moto. Elle a aussi l’incroyable pouvoir d’être incassable ou presque. C’est pourquoi L’Association l’a recrutée comme agent stagiaire. Une stagiaire de choc, qui fait des débuts remarqués en explosant une bande de gobelins devant tous ses camarades de classe. Le problème? La discrétion est une obligation absolue au sein de L’Association, comme le lui rappelle Walter, son directeur. Et à force de foncer tête baissée, Ombe l’incassable risque fort de comprendre ce que “ou presque” veut dire.
Mon avis :
Après avoir dévoré le tome de Erik L’homme, je n’ai pas pu résister et j’ai aussitôt entamé celui de Pierre Bottero, non sans un petit malaise je dois le dire. Je n’avais encore rien lu de cet auteur malheureusement décédé il y a un peu plus d’un an, et j’étais assez intimidée à l’idée d’ouvrir ce volume. Je ne sais pas bien expliquer pourquoi, mais je me sentais « de trop », une impression d’entre par effraction dans son univers, d’arriver trop tard, de ne pas y avoir droit. C’est très bizarre, je le conçois, mais j’ai un peu toujours tendance à me torturer l’esprit avec ce genre de réflexions. Mais trêve de bavardage, et passons à mon avis sur l’ouvrage.
J’ai tout d’abord été surprise de constater à quel point les plumes des deux auteurs s’accordaient bien, en gardant chacune leurs particularités. Pas de réel sentiment de rupture, par rapport au premier tome et pourtant, une délicatesse, une poésie bien particulière au détour de chaque phrase qui m’ont tout de suite charmée et qui n’existent pas chez Erik L’homme. Un texte frais, vraiment ciselé où les mots sont soigneusement choisis et agencés, mais sans prétention aucune. J’avoue avoir rarement vu quelque chose de semblable dans de la littérature jeunesse et je découvrirais sans aucun doute les autres ouvrages de l’auteur.
J’ai aussi été surprise par le côté beaucoup plus sombre, grave de ce tome, malgré les traits d’humour disséminés au fil du récit. Je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus insouciant ; et même si Ombe m’a plutôt moins plu que Jasper, comment ne pas être touchée par son histoire et comment ne pas apprécier sa façon de nous raconter les événements !
De même, on sent une idée de la fantasy différente de celle de Erik L’homme, et pourtant, là encore, la réunion des deux univers fonctionne super bien.
Je dois avouer que le procédé du double point de vue (un par auteur et par héros, donc) est très intéressant. On découvre peu à peu, des informations supplémentaires sur l’Association et sur le second personnage.
Mais une fois encore, ce tome est beaucoup trop court et sans nous laisser dans un suspense insoutenable, laisse tout un tas de questions sans réponse. Vite, vite la suite !
D’autres avis : Matilda, Jess, Wilhelmina, Niënor.
Posté le 26 avril 2011, dans les livres. Ajouter aux Favoris le permalien. 2 Commentaires.





Ping : L’HOMME Erik, A comme association 1 : la pale lumière des ténèbres « Le boudoir de Méloë
Ping : Bilan 2011 « Le boudoir de Méloë