LEBLANC Maurice, Arsène Lupin contre Herlock Sholmès
Arsène Lupin contre Herlock Sholmès ! L’homme qui défie toutes les polices françaises contre l’as des détectives anglais.« C’est justement quand je ne comprends plus que je soupçonne Arsène Lupin », avoue le célèbre limier anglais. Quand deux hommes aussi intelligents s’affrontent, leur duel est un grand spectacle. Qui a volé le petit secrétaire d’acajou contenant un billet de loterie gagnant ? Qui a volé la lampe juive, le diamant bleu, joyau de la couronne royale de France ? Qui joue les passe-murailles en plein Paris ? Arsène Lupin, toujours lui, l’éternel amoureux de la Dame Blonde, plus insolent, plus ingénieux que jamais, déjouant une à une toutes les ruses de l’Anglais par d’autres ruses plus étonnantes encore.
Mon avis :
Arsène Lupin est, avec Erik (le fantôme de l’opéra), l’un des premiers personnages de fiction dont je sois tombée désespérément amoureuse étant gamine (la cape, le haut de forme, l’écharpe blanche, l’élégance, le mystère, toussa, j’étais déjà accro, déjà irrécupérablement plongée dans un autre siècle -_-), mais il y a bien longtemps que je n’avais pas lu l’une de ses aventures. Alors quand j’ai découvert deux titres dans le colis concocté par Matilda, je n’ai pas pu résister bien longtemps ^^
Au final, je suis un poil déçue par cette lecture même si j’ai dévoré le bouquin. Maurice Leblanc a voulu faire affronter
son héros et Sherlock Holmes et je trouve ça un peu raté, un peu grossier et pas vraiment dans l’esprit des autres titres. Arsène est certes toujours aussi cabot, joueur et amoureux de la mise en scène que d’habitude, mais je n’ai pas retrouvé ici son élégance et ses principes habituels. Alors que l’une de ses règles d’or est de ne jamais tuer, il reste ici totalement de marbre face à la mort provoquée par l’une de ses magouilles. Ca ne colle pas au personnage, il suffit de lire le bouchon de cristal, par exemple pour s’en rendre compte, où il incendie littéralement un de ses aides ayant accidentellement tué une victime de l’un de ses larcins. A vouloir trop nous prouver la supériorité de Lupin sur Holmes, Maurice Leblanc a trahi son personnage, du moins à mon sens. Alors certes, l’humour, la gouaille, la supériorité sont toujours présente, mais notre personnage perd ici sa classe, son élégance, son raffinement…Dommage…
D’autant plus que c’est au service d’une caricature de Holmes et Watson qui ne m’a pas vraiment convaincue non plus. Watson est présenté comme un abruti fini, suivant Holmes comme un toutou sans rien comprendre et se faisant maltraiter par ce dernier. Certes Watson ne comprend pas les raisonnements de Holmes, mais c’est juste que Holmes est supérieurement intelligent à tout le monde et non que Watson est un crétin de première. Personne n’est capable de
résonner comme Holmes, c’est tout. Et puis si Holmes rembarre quelques fois Watson, ça n’est jamais aussi violent ; les deux personnages s’apprécient mutuellement et d’ailleurs Watson ne se laisserait jamais traiter de la sorte ! Quant à Holmes, le portrait n’est pas terrible non plus. Il nous est présenté ici comme un personnage petit et rondouillard (sic !), extrêmement banal, ordinaire (ce sont les mots même du texte o_0), doté d’une prétention mal placée. C’est un personnage très peu travaillé, exploité alors qu’il y aurait eu pourtant matière !
Quant à l’intrigue, il ne se passe rien de transcendant puisqu’ il n’y a aucun mystère à élucider…on se contente d’assister à un jeu du chat et de la souris dont on sait forcément comment il se terminera… Mais je me suis tout de même bien amusée et j’ai adoré cette idée de série de maison dans Paris, truffées de passages secrets, de cachettes et autres mystérieuses adaptations. C’est terriblement romanesque! Cela m’a beaucoup fait penser au Prieuré de Robert-Houdin.
Bref, je râle beaucoup, mais en fait j’ai quand même passé un fort bon moment auprès d’Arsène ♥ et j’ai hâte de le retrouver avec un prochain titre ou de me replonger dans l’une des adaptations. Je ne conseillerai simplement pas ce titre pour une découverte du personnage, car il en donne une vision assez faussée. Mais pour les habitués, cela reste une aventure très plaisante!
Une découverte hors canon pour la SSHD. D’ailleurs Matilda a publié, il y a quelques temps, un billet au sujet de ce roman.
Posté le 6 mai 2011, dans les livres. Ajouter aux Favoris le permalien. 12 Commentaires.






Je ne me souviens pas d’avoir encore lu un livre de Maurice Leblanc. Arsène Lupin semble un personnage très intéressant qu’il faut absolument que je découvre !
Je ne peux, en effet, que t’encourager à découvrir ce merveilleux personnage. Je te conseillerai juste de choisir un autre titre pour une première lecture.
Tu en aurais un à me conseiller ? :]
Je dirais bien l’Aiguille creuse ou le Bouchon de Cristal qui m’ont tout deux énormément plu.
D’accord, merci ! =]
C’est très intéressant de lire l’avis d’une amatrice du personnage ! Histoire de voir ce qui est habituel et ce qui ne l’est pas ! Je serais curieuse aussi de lire ton avis sur l’autre que j’ai lu pour comparer avec ce que j’en ai pensé.
Tu me donnes envie de donner une autre chance au perso, L’aiguille creuse serait-il un bon choix ?
PS / Merci pour le lien
L’aiguille creuse serait un excellent choix, selon moi. Et j’ai envie de dire, si tu n’accroches pas à l’aiguille creuse, alors ça n’est pas la peine de persévérer avec Arsène.
j’aimerai essayer d’en glisser un peu plus régulièrement sur cette nouvelle version du blog…enfin si j’y pense!
Et de rien pour le lien
Sympa ce nouveau décor et cette nouvelle plateforme
Merci beaucoup
j’ai dû lire cela il y a très longtemps – bon, je vais peut-être le relire, mais ma PAL, ça craint !
Je crois qu’on a toutes plus ou moins des PAL monstrueuses…Mais cela ne doit pas nous empêcher de profiter du plaisir de la relecture
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