RYMER James Malcolm, Sweeney Todd

Résumé :

« C’était un homme grand, au physique ingrat, comme un pantin dont les parties auraient été mal assemblées, doté d’une bouche, de mains et de pieds si immenses qu’il était lui-même, d’une certaine manière, une véritable curiosité de la nature. »

Lorsque l’on apprend la disparition d’un jeune marin dans la capitale anglaise, tous ses amis se mettent à sa recherche. Les pistes semblent toutes mener près du salon d’un barbier, aux abords de Fleet Street.

Sweeney Todd a encore frappé…

Mon avis :

Ce livre a été propoé il y a quelques temps sur Newsbook, en partenariat avec les éditions Callidor. Avec un titre pareil, je ne pouvais absolument pas résister ! Merci donc à ces deux partenaires qui m’ont permis de découvrir le premier ouvrage de cette nouvelle maison d’édition.

J’étais donc ultra enthousiaste à l’idée de lire ce roman, mais c’est finalement en extrême fin de délai que je publie mon billet… En effet sans que j’arrive à me l’exliquer, j’ai énormément fait trainer cette lecture et du coup, je me suis retrouvée à avoir beaucoup de mal à rassembler mes idées pour en faire un billet. Mais, allons-y, tout de même !

Mon enthousiasme venait tout d’abord du choix de publier pour la première fois ce texte en français, dans son intégralité.  Autant je connaissais un tas de versions du mythe, en passant par le film Burtonien ou par les méfaits d’historiques « Sweeney Todd » ayant réellement existé en France ou en Angleterre ( ma prof d’anat’ sait toujours comment mettre ses élèves en appétit à 8h du mat’…). Autant, je n’avais aucune connaissance de l’œuvre de base. A vrai dire, je ne savais même pas qu’il existait un véritable texte unique, accessible. Du coup, j’ai trouvé que c’était une vraiment bonne idée de la part de l’éditeur de vouloir tirer ce texte de l’ombre.

En conséquence, j’ai aussi énormément amé la préface de l’éditeur qui tout en étant concise, donne une bonne idée de ce qu’a pu être l’histoire de ce texte, et on se rend compte que finalement pas mal d’éléments restent vagues, à commencer d’ailleurs par l’identité de l’auteur lui-même.

Quant au texte lui-même, en revanche, même si je l’ai trouvé intéressant, j’ai parfois vraiment bloqué, reposant mon livre pour quelques jours, sans véritable raison. Ou plutôt, si, en rédigeant ce billet, je me rends compte que le problème vient peut-être de l’aspect parfois un peu décousu voire longuet de l’ensemble. Nous apprenons dans la préface, que ce récit à d’abord été publié sous forme de feuilleton, en épisodes, donc, plutôt qu’en chapitres. Et cela se ressent finalement assez à la lecture. C’est parfois désuet et plaisant, par exemple lorsque l’auteur interpelle le lecteur et lui promet la suite « au prochain épisode ». Mais le fait est que ça m’a aussi pas mal déroutée par moment tant certains épisodes donc, m’ont semblé incongrus ou au moins superflus. Je pense par exemple à certaines scènes chez les Oakleys, qui semblent totalement détachées du récit principal et donnerait presque l’impression de n’être là que pour gagner la fidélité du lecteur pendant quelques semaines supplémentaires. D’autant plus qu’il n’y a pas de véritable transition entre les chapitres. C’est assez bizarre.

Pourtant, j’ai vraiment aimé le ton de cette histoire, la description qu’elle donne de Londres et de ses mœurs, les thèmes très noirs abordés, l’horreur à peine dissimulée au début pour donner ensuite lieu à des scènes absolument horrifiques (autant vous dire que mes cauchemars ne se sont pas arrangés pendant cette lecture). Ce récit est délicieusement empreint de cruauté et de morbidité. J’ai énormément apprécié cet aspect mais vous voilà donc prévenus !

J’ai également beaucoup aimé le ton volontairement dramatique, à la limite de l’exagération employé par le narrateur. On a presque parfois l’impression d’écouter le récit d’un bonimenteur sur la place du village. C’est assez éloigné des formats que je peux avoir l’habitude de lire et justement, ce changement est assez agréable.

Enfin, pour terminer sur la forme, j’ai été agréablement surprise par la qualité de l’ouvrage, qui en plus d’une superbe illustration de couverture avec ses gouttes de sang en relief ( !), nous offre une mise en page interne propre, une traduction fluide, peu ou pas de coquilles. Bref, ça fait pas du tout ” premier ouvrage” à mon goût  et ça, c’est un très très bon point !

Bref, malgré un petit souci personnel avec le rythme particulier de ce récit, je suis quand même enchantée d’avoir pu découvrir ce texte, et je suivrais de près les prochaines sorties des éditions Callidor, en espérant qu’elles feront toujours autant preuve d’originalité ! Maintenant, il faut absolument que je revois le film :D

D’autres avis : Lady K, Wolna et Walpurgis, Maggie.

Merci à

et aux éditions Callidor

Rendez-vous sur Hellocoton !

Posté le 7 novembre 2011, dans les livres, partenariats/SPs. Ajouter aux Favoris le permalien. 5 Commentaires.

  1. Je l’avais repéré sur un blog et je suis vraiment très tentée. J’aime beaucoup la couverture.

  2. Je connaissais le film et aussi l’histoire, la ‘légende’ mais je ne savais pas que c’était un livre aussi, je note !

  3. Ce qui m’a paru long ce sont les chapitres avec Johanna, plutôt niaise ! Sinon, je ne suis pas du tout objective : j’adore les épisodes à rallonge, les exagérations ! Bref, je suis une lectrice de roman feuilleton même si l’écriture n’est pas toujours la meilleure !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 346 followers