CONAN DOYLE Arthur, Les aventures de Sherlock Holmes
Recueil comprenant les nouvelles suivantes :
Un scandale en Bohême (Le roi de Bohême, avant de se marier, charge Sherlock Holmes de récupérer une photographie compromettante détenue par une ancienne maîtresse, la cantatrice Irene Adler.), La ligue des rouquins (cette organisation philanthropique, engage Jabez Wilson pour recopier l’Encyclopedia Britannica. Au bout de huit semaines, la ligue est dissoute sans raisons et c’est un Wilson décontenancé qui se rend en consultation chez Holmes.), Une affaire d’identité (Miss Mary Sutherland demande à Sherlock Holmes de retrouver son fiancé, mystérieusement disparu le jour du mariage…), Le mystère du Val Boscombe ( Miss Alice Turner demande à Sherlock Holmes de venir disculper son prétendant que tout semble accuser du meurtre de son propre père.), Les cinq Pépins d’orange (Un jeune homme, John Openshaw, vient supplier Holmes de l’aider à déjouer une implacable vengeance à l’initiative d’une mystérieuse organisation.), L’homme à la lèvre tordue (Mrs St-Clair aperçoit son mari à la fenêtre du premier étage d’une fumerie d’opium. Inquiète, elle avertit la police mais il est trop tard : son mari a disparu.), L’escarboucle bleue (Peterson, un commissionaire, confie à Holmes la pierre précieuse qu’il a trouvé dans le jabot d’une oie. Le détective remonte la piste jusqu’à mettre au jour le cheminement de ce joyau volé.), Le ruban moucheté (Miss Helen Stoner va prendre conseil auprès de Sherlock Holmes le jour où elle se rend compte que des faits étranges ayant précédé la mort de sa soeur sont en train de se reproduire à son égard.), Le pouce de l’ingénieur (Victor Hatherley vient trouver Watson pour soigner son pouce, tranché alors qu’il tentait d’échapper à des hommes décidés à le tuer. Sherlock Holmes se rend alors sur place pour reconstituer toute l’affaire.), Un aristocrate célibataire (Hatty Doran, fille d’un millionnaire américain, disparaît peu après son mariage avec Lord Robert St Simon.), Le diadème de Béryls (Sherlock Holmes est contacté par un banquier dont le fils vient d’être arrêté pour le vol de trois pierres d’une pièce de joaillerie laissée chez un prêteur sur gage. Examinant le lieu du forfait, le détective va très vite orienter ses recherches dans une autre direction…), Les Hêtres rouges ( Miss Violet Hunter confie à Sherlock Holmes son étonnement à propos du poste de gouvernante qu’elle vient d’obtenir aux Hêtres-Rouges, une maison proche de Winchester. Des gages élevés lui sont promis en échange de certaines exigences : elle devra couper ses cheveux et porter certaines robes choisies par ses employeurs…)
La quatrième de couv’ étant plus que succincte, les résumés sont très largement recopiés (et parfois un poil adaptés) sur ceux proposés par la SSHF.
Mon avis :
En prévision de la deuxième saison de l’excellente série Sherlock, produite par la BBC, il fallait absolument que je me plonge dans une ambiance holmésienne et que je découvre « Un Scandale en Bohême » avant d’en voir l’adaptation (hyper réussie, mais je vous en reparle dès lundi dans un billet consacré cette deuxième saison, hiii j’ai hâte!).
Au programme de cette lecture, quelques nouvelles connues, mais surtout pas mal de découvertes. En effet, si j’ai, au fil des ans, lu pas mal de nouvelles holmésiennes, je n’avais jamais pris le temps d’ouvrir en recueil pour en faire une lecture suivie. Pour ne pas risquer l’overdose, cette lecture s’est en réalité étalée sur quelques semaines ; je picorais un texte selon mon envie et mon humeur et cette lecture voulue “suivie” ne s’est finalement pas déroulée strictement selon l’ordre de publication. Je piochais les textes au fur et à mesure, selon mon envie du moment.
Bilan, c’était très chouette de baigner pendant deux semaines dans cette ambiance, parce que dès que je terminais un texte, je savais que ce n’était pas fini pour autant, qu’il m’en restait d’autres à découvrir, avant de me détacher de cet univers. Cela dit, je suis aussi un peu effarée d’en avoir autant lu d’un coup, parce qu’en conséquence, le nombre de nouvelles qu’il me reste à découvrir diminue, et c’est une vraie catastrophe ! Mais en même temps, j’ai super envie de retrouver cette ambiance le plus tôt possible et j’étais super malheureuse de la quitter… Bref… voyons très rapidement ce que j’ai pensé de chaque titre. Mon avis tient à chaque fois en quelques lignes, vu que je n’ai pas pris la peine de prendre de notes en cours de lecture. Mais à la limite, au delà d’avis précis sur chaque titre, c’est le plaisir global que m’a procuré ce recueil que je veux retenir. Je veux tout plaquer pour aller vivre au 221B Baker Street !
Un scandale en Bohême est donc le premier texte de ce recueil et sans doute mon préféré côté découvertes. Conan Doyle rompt ici un peu avec la structure habituelle de ses nouvelles et cela fonctionne vraiment bien. L’intrigue est vive, drôle, passionnante à suivre ; on découvre une autre facette de Sherlock Holmes, et puis Irene Adler, quel personnage !
Je connaissais déjà La ligue des rouquins, et j’en gardais un souvenir très précis, mais j’ai quand même pris beaucoup de plaisir à relire ce texte. Alors qu’il s’agit d’une des affaires les plus simples du recueil, le mystère sur lequel elle repose est original et indétectable à la première lecture. C’est ce qui en fait tout le génie.
Une affaire d’identité, m’a en revanche semblée un peu cousue de fil blanc, mais elle n’en est pas moins plaisante à suivre. C’est toujours un immense bonheur de voir procéder Sherlock. Je suis particulièrement fan de la façon dont il raconte leur histoire aux inconnus qu’il rencontre pour la première fois, et la réaction de ces derniers face à ces révélations. Cela m’a toujours fascinée et quand j’étais petite, je m’amusais à observer les gens de la tête au pied pour reconstituer leur histoire, pour imiter Sherlock. Mais bizarrement, les gens ne le prenaient pas très bien et ma mère me demandais d’où me venaient ces élucubration >< Bref.
Le mystère du Val Boscombe m’a semblé un peu rapide par rapport aux autres moins « tordue » aussi, mais elle se lit quand même très bien. Cependant, elle ne m’a pas marquée outre-mesure, et puis sa fin est… je sais pas… un peu… agaçante, manquant de panache. En revanche, j’ai beaucoup aimé le décors dans lequel elle prend place.
Les cinq pépins d’orange fait également partie de mes préférées du recueil. Ambiance délicieusement mystérieuse et morbide sur fond de complot historique/société secrète, il ne m’en faut pas plus pour me convaincre ! Seul bémol, sa fin légèrement frustrante. Heureusement cela ne vient en rien entacher la génialitude (oui, parfaitement) de ce récit !
L’homme à la lèvre tordue était une relecture. Là encore des souvenirs assez précis, pour une intrigue pas si marquante que cela, mais la relecture s’est tout de même avérée sympathique. En fait, c’est juste que j’ai un profond mépris pour le personnage principal, alors forcément cela influe sur mon appréciation de l’histoire. A noter que le cadre est particulièrement bien décrit et assez dépaysant pour un lecteur moderne.
L’escarboucle bleue m’a pas mal intriguée. Alors que je suis absolument certaine de n’avoir jamais lu ce texte auparavant, j’en connaissais l’intrigue. Bizarre… Bref, un texte sympathique, assez drôle même, mais sur lequel je bloque depuis que j’ai refermé mon recueil pour retrouver comment j’ai pu avoir connaissance de son intrigue… Limite, même au moment de ma lecture, cela m’intriguait plus que l’histoire en elle-même (oui, je suis légèrement obtuse sur les bords).
Le ruban moucheté, relu pour la Xième fois conserve sans hésitation son statut de meilleure nouvelle holmésienne à mon goût (mais bon, il m’en reste encore beaucoup à découvrir). Découverte vers 11-12 ans, cette nouvelle m’avait énormément impressionnée, froussarde comme je suis. Je la connais absolument par cœur, mais je ne m’en lasse pas. Elle me fascine toujours autant et je crois que je pourrais la relire indéfiniment tout en ayant toujours aussi peur. Un courte réécriture fort sympathique à cette adresse; d’ailleurs l’ensemble du blog vaut le détour, mais attention aux articles-spoiler sur la S2.
Le pouce de l’ingénieur m’a bien plu également. Si certains détails sont prévisibles, l’intrigue reste globalement très originale et ses personnages font froid dans le dos. Je crois que ce texte fait partie de ceux que j’aurais envie de relire d’ici quelques temps. J’ai vraiment beaucoup aimé le cadre de cette histoire, la tension qui monte peu à peu… Le mobile des criminels est pas forcément ébouriffant mais l’histoire est vraiment génialement racontée.
Un aristocrate célibataire a une résolution intéressante, mais ne m’a pas particulièrement plu en dehors de ça. Ca n’est pas un texte particulièrement marquant à mon sens et ses personnages ne m’ont pas vraiment touchée malgré les évènements. Et puis, j’ai aussi eu un peu de mal avec la narration sans pouvoir dire précisément pourquoi. C’est la dernière nouvelle que j’ai lu dans le recueil parce que lorsque mes yeux se posaient sur ses premières lignes, je n’avais pas immédiatement envie d’en savoir plus.
Le diadème de béryls est tout à l’inverse. Une intrigue pas forcément remarquable, et des personnages pas forcément aimables mais innatendus, tour à tour émouvants et machiavéliques ! Une réussite, parce que malgré l’évidence, on se laisse piéger, et que si l’on sait avec certitude que ce n’est pas A, on n’imagine pas un instant que ça puisse être B (oui, je sais, je suis très claire dans mes explications -_-”)
Les hêtres rouges, enfin, m’a bien plu également. Malgré une scène finale un peu brouillonne, qui appelle une relecture pour pouvoir pleinement juger de ce texte, j’ai beaucoup aimé l’intrigue ainsi que le personnage de Violette Hunter. Elle est très théâtrale, très haute en couleur. J’ai beaucoup aimé le contraste entre l’absurdité de la situation de départ et le pragmatisme imparable de la résolution.
Bref un recueil mêlant donc découvertes et relectures pour de très agréables moments passés en compagnie de Sherlock et du docteur. J’en viens d’ailleurs à apprécier de plus en plus ce dernier, qui se dévoile et gagne en profondeur eu fil des textes, même si forcément ce n’est pas vers lui que va ma préférence… Et une nouvelle modeste contribution à la SSHD, en attendant le billet de lundi prochain.
Publié le 12 janvier 2012, dans les livres, SSHD et tagué Sherlock. Ajouter aux Favoris le permalien. 10 Commentaires.






Un scandale en bohême c’est le bien o/
Rah tu me donnes trop envie de voir l’épisode 1, mais j’arrive pas à dl l’ep ici… je vais réessayer demain !
Il faut absolument que tu réussisses à voir ces épisodes. Je n’en peux plus de ne pouvoir en discuter avec personne !
PS . J’ai mis des logo avec des fonds transparent sur mon blog maintenant ! Ça t’évitera d’avoir la bordure grise en dessous. Veille bien à laisser le fichier au format gif pour garder la transparence
Je vais aller chercher et installer cela alors.
Ayé pour cet article, mais le logo ressort flou. C’est bizarre… Du coup, j’attends tes précieux conseils avant de le faire pour les autres.
J’ai lu «Un scandale en Bohême», «Peter le noir» et «L’Homme à la lèvre tordue», les trois premières nouvelles de SH parue en feuilleton dans la presse. J’ai aussi beaucoup aimé. Vivement que la 2e saison de la série passe sur nos chaines.
La sortie française est prévue pour début février. Ca ne fait pas trop longtemps à attendre. Cela dit je suis quand même bien contente de pouvoir les visionner pratiquement en direct.
Ayéééé tu peux discuter de l’épisode avec moi. C’est vu et ouah.
Y a des trucs que j’ai moins aimé, mais c’est quand même; si tu me permets le mot, un putain d’épisode.
Et pour le logo je n’ai aucune espèce de début de solution à ce mystère. Je suppose que le fait de bosser l’image sur photoshop et d’avoir compressé les calques rend ça. Je vais t’envoyer par mail l’image originale, peut-être que de la récupérer de cowblog, la rend bizarre.
Un ou deux détails m’ont fait râler sur les bords aussi (on ne se refait pas), mais Ouah! On est bien d’accord! D’ailleurs je crois que c’est la première fois que je te vois jurer ! Tu es toute excusée, cela-dit.
Ouais, effectivement, peut être qu’avec l’image source, ça fonctionnerait mieux.
En fait j’adore jurer, mais j’essaie d’éviter sur internet XD Ça égratigne mon image de marque tu images bien û_û