Archives de la Catégorie SSHD
Save Undershaw
Looking for the English version?
Bonjour à tous,
Cela fait quelques jours que je n’ai rien publié ici, d’une part car je voulais prendre un peu de recul avec l’agitation de ces derniers temps et d’autres part parce que je consacre à peu près chaque minute libre à Undershaw. Plus les jours passent, plus cette cause me tient à cœur et plus j’essaye de me rendre utile.
Si je reprends le clavier aujourd’hui, c’est pour Undershaw. Je tiens par avance à m’excuser auprès de ceux qui subissent déjà ma propagande depuis le mois de mars et en ont assez, mais je ne peux pas accepter de laisser tomber le sujet. Une idée m’a traversée l’esprit ce matin et je vais avoir besoin de votre aide à tous pour la mettre en place.
Je me suis rendue compte que si j’ai déjà évoqué Undershaw à plusieurs reprise en ces lieux, je ne lui ai jamais réellement consacré d’article détaillé, expliquant la situation. C’est donc ce que je me propose de faire aujourd’hui. Là où vous entrez en jeu, c’est que je vous propose de reprendre intégralement cet article pour le publier chez vous. J’aimerai que cet article ait la plus grande visibilité possible, je voudrais le voir envahir les blogs. Alors, si vous avez quelques minutes, tout ce que je vous demande, c’est de faire un copier-coller de cet article et de me laisser le lien auquel je peux le voir. Il n’est pas nécessaire de mettre de lien vers chez moi, en revanche, je vous demande de faire apparaitre mon nom : Méloë. Rédiger cet article m’a demandé du temps, de même que je consacre énormément de temps et d’énergie à Undershaw. Je le fais de bon cœur et sans chercher à en retirer quoi que ce soit de personnel, mais cet article est le fruit de mon travail, et si je l’offre volontiers pour libre-diffusion, il n’en reste pas moins ma création.
Il nous reste tout juste un mois pour mobiliser un maximum de monde autour d’Undershaw, et je veux rentabiliser au maximum chacun des jours qui le composent. Pour cela, je compte sur vous !
Qu’est Undershaw ?
Undershaw est la maison designée par Arthur Conan Doyle lui-même en 1895. Il y vécut jusqu’en 1907.
Cette maison est une pièce majeure de notre héritage : en ces lieux Conan Doyle a ressuscité Sherlock Holmes, en ces lieux il a rédigé certains de ces textes les plus célèbres comme Le Chien des Baskerville. A Undershaw, il a également reçu et diverti ses amis, parmi lesquels Bram Stoker et JM Barrie. Enfin, c’est dans cette maison qu’il a été anobli en 1902.
Sir Arthur Conan Doyle a loué la maison jusqu’en 1921 avant de la vendre. De 1935 à 2004, elle a hébergé un restaurant et un petit hôtel.
En 2004, le domaine est vendu une nouvelle fois et c’est là que les dégâts commencent. Les nouveaux propriétaires se désintéressent totalement d’Undershaw et laissent la maison tomber en ruines et les vandales faire leur œuvre. Aujourd’hui, les vitres sont brisées, les plafonds et plancher endommagés par l’eau, des ordures jonchent le sol, les murs sont couverts de tags…Vous pouvez voir des photos de l’état actuel d’Undershaw sur cette page.
En 2010, il est finalement décidé que la maison serait détruite pour construire à sa place trois pavillons modernes, tandis que 5 autres seront ajoutés dans le reste du domaine. C’est là que The Undershaw Preservation Trust entre en jeu.
En quoi consiste la campagne Save Undershaw ?
Comme je viens de l’expliquer, cette merveilleuse maison véritable témoin culturel et historique est actuellement en grand danger de destruction. Si nous ne faisons rien, elle disparaitra pour toujours.
Une fondation pour sa protection a été créée en 2009 par John Gibson, Lynn Gale et Sue Meadows. Mark Gatiss (co-créateur de Sherlock BBC, et interprète de Mycroft Holmes dans la série) est le protecteur de la fondation.
Suite à la demande de la fondation, une Judicial Review se déroulera le 23 mai 2012 à la House of Commons. Notre but pour l’instant est d’obtenir gain de cause lors de la Judicial Review, et pour cela, nous avons de mobiliser le plus grand nombre de supporters possible. Il faut montrer qu’il ne s’agit pas d’un groupe de quelques vieux illuminés, mais bien le monde entier qui se bat pour son patrimoine.
Une seconde étape se déroulera, une fois la Judicial Review remportée (je refuse d’envisager la possibilité de perdre ce combat). Ce sera alors le début d’une longue histoire : que faire de ce domaine et comment le faire ? Je pense que tout le monde est en faveur d’un musée consacré à la vie et l’œuvre de Conan Doyle. C’est un projet gigantesque et une fois encore nous auront besoin de toutes les bonnes volontés disponibles. Mais, chaque chose en son temps. Pour l’heure, l’urgence est de mettre toutes les chances de notre côté en vue de gagner la Judicial Review.
Pourquoi je milite tant pour cette cause ?
Comme vous avez pu le comprendre, le destin de ce domaine me tient tout particulièrement à cœur, en grande partie parce que je suis une grande amatrice des écrits de Conan Doyle. Je ne peux tout simplement pas supporter l’idée de voir cette maison, et tout ce qu’elle représente, détruite.
Mais je pense que c’est bien plus qu’une question d’aimer ou non les écrits de Conan Doyle. Que l’on apprécie ou non ses travaux, on ne peut dénier qu’il est l’un des auteurs majeurs de l’époque victorienne (malgré ce que semble penser le gouvernement britannique qui estime qu’un auteur de romans d’enquête ne peut être comparé sur le plan de l’importance à un Charles Dickens ou une Jane Austen…). De même, on ne peut nier le fait que Sherlock Holmes soit l’un des personnages de fiction les plus connus et aimés au monde. Il suffit de regarder le nombre d’adaptations, de références au détective dans nos cultures populaires.
Undershaw est également un exemple quasiment unique d’architecture victorienne. En effet, très peu de nouvelles constructions ont eu lieu à cette époque et encore moins ont survécu jusqu’à aujourd’hui.
Pour toutes ces raisons, Undershaw est un élément majeur du patrimoine mondial. Nous sommes tous concernés par son destin et je suis fermement décidée à me battre jusqu’au bout pour sauver ce domaine et vous embarquer à mes côtés dans cette lutte.
Que faire pour aider à sauver Undershaw?
Je ne peux pas présenter ici tous les moyens d’actions existant. Je me contente de vous proposer quelques petites choses simples et rapides, accessibles à tous. Si vous voulez vous lancer dans quelque chose de plus grande envergure, vous êtes bien entendu les bienvenus !
- Pour commencer, je vous invite, si ce n’est déjà fait, à visiter le site officiel de The Undershaw Preservation Trust. Vous y trouverez des informations beaucoup plus complètes que celles que j’ai choisi de livrer ici. Vous aurez également la possibilité de contacter les fondateurs, de télécharger des flyers à imprimer et distribuer, de trouver un agenda de toutes les opérations organisées, de découvrir comment vous pouvez soutenir financièrement la fondation si vous le souhaitez…
- Vous pouvez également suivre The Undershaw Preservation Trust sur Facebook ou Twitter (ici ou ici). L’objectif original de 10 000 likes sur la page FB a été atteint et même dépassé, mais nous avons toujours besoin de plus de monde. Alors, n’hésitez plus, aimez et partagez.
- Toujours sur Facebook, des collègiens du Surrey (vivant tout près d’Undershaw) cherchent à obtenir 1 000 likes pour leur Undershaw Society. Ce sont 4 garçons absolument adorables et géniaux et je serais ravie de vous voir les aider à atteindre leur objectif.
- Enfin, deux pétitions sont actuellement en ligne : la première destinée aux résidents du Royaume-Uni, et la seconde, ouverte au monde entier.
Voilà, j’ai délibérément limité le nombre d’actions que je vous propose, histoire de ne pas vous noyer sous la quantité. Mais si vous voulez en faire un peu plus, n’hésitez pas à me contacter en privé. J’ai des tas de choses à vous faire faire, en fonction de vos talents.
Mais le plus important, est de parler d’Undershaw autour de vous et c’est pourquoi je vous propose de reposter cet article chez vous. Une fois encore, merci à ceux qui m’ont lu, à ceux qui s’impliquent pour cette cause, à ceux qui me reblogueront. L’article est tout prêt, vous pouvez le copier-coller sans y apporter la moindre modification. Les deux seules choses que je vous demande c’est de me laisser votre lien juste en dessous et de faire figurer mon nom en tant qu’auteur de l’article.
Toutes les images (sauf le portrait de Conan Doyle) et informations ont été récoltées sur le site de The Undershaw Preservation Trust.
Un grand merci à Matilda, Maggie, Oceans, Une comète, Mango, Paikanne.


LEVET Natacha, Sherlock Holmes de Baker Street au grand écran
Né de l’imagination d’Arthur Conon Doyle en 1887, le locataire du 221b Baker Street est devenu une figure mythique tant le personnage a connu de transformations et d’avatars littéraire, hantant le théâtre, la BD et les jeux vidéos. Surhomme détective, il représente l’avènement de l’enquêteur scientifique, dans un genre littéraire, le policier, alors en plein essor. Figure mythique, ce héros typiquement britannique suscite un engouement mondial et est perçu comme une personne réelle par nombre de lecteurs. Comment des exploits parviennent à écraser et évincer son créateur, devenu le simple agent littéraire du Dr Watson ? Qu’est-ce que la science de l’holmésologie ? Quel rôle a joué l’effet Watson dans ce succès ? Et en quoi le Dr House en est-il un avatar contemporain ?
Mon avis :
La dernière édition de l’opération Masse Critique a eu lieu alors que j’étais en pleine déprime post-Reichenbach (merci la BBC !). C’est donc tout naturellement que mon choix s’était porté vers les deux titres holmésiens de la sélection : un roman et ce titre. Quelques jours plus tard, j’apprenais avec plaisir que le hasard m’avait attribué l’un de mes deux choix. Un grand merci à Babélio et aux éditions autrement.
Pour commencer, je dois dire que j’ai été très agréablement surprise par cet ouvrage ! En effet, le titre et l’illustration de couverture, un brin racoleurs, m’avaient laissé imaginer un guide assez superficiel, surfant sur la vague commerciale du succès récent des films et de la série télé. Je m’attendais à une lecture pas franchement édifiante, mais sympathique, récréative.
Alors qu’en fait, on découvre au fil des pages un essai sérieux, documenté et construit, nourri de nombreuses citations, passionnant enfin ! J’ai tout particulièrement aimé les très nombreuses anecdotes, références et renvois et je n’ai pas pu m’empêcher de prendre tout un tas de notes en cours de lecture et de griffonner dans mon livre, ce qui ne m’arrive pourtant jamais habituellement !
Le seul bémol serait le caractère parfois un peu répétitif de certaines tournures et énumérations, et le côté un peu figé de l’ensemble, voulus par la forme (et une erreur dans les dates de diffusion de la S2 de Sherlock). Revers de la médaille de ce côté scientifique et analytique très appréciable, j’aurais par moment aimé sentir un peu plus de passion chez l’auteur. Cela dit, l’ensemble est quand même très fluide et j’ai englouti le livre en une journée.
Un autre point un peu « embêtant », réside dans la présence assez récurrente de spoilers sur les diverses intrigues. Heureusement, ils sont généralement assez bien annoncés, du coup on a la possibilité de simplement sauter les lignes en question, histoire de se préserver de ces fâcheuses révélations.
Enfin un dernier truc qui m’a un poil gênée, puisque j’en suis à émettre des critiques, c’est que l’auteur se base sur des traductions auxquelles je ne suis pas habituée, et du coup certains titres de nouvelles et citations ont sonné bizarrement à mon oreille. Mais c’est un détail.
Parce qu’en dehors de cela, j’ai vraiment adoré ma lecture, et contrairement à ce que suggère le titre, le grand écran n’occupe finalement qu’un bref chapitre en extrême fin d’ouvrage. au même titre que les adaptations télévisées, scéniques ou radiophoniques. L’accent est en effet très largement mis (pour mon plus grand plaisir) sur la création du personnage par Conan Doyle et ses nombreuses vies de papier : canon, pastiches, parodies, plagiats, adaptations graphiques…
L’autre thème majeur de l’ouvrage étant le rapport du public au fil des années, au personnage que représente Sherlock Holmes, et j’avoue que j’ai beaucoup aimé lire la réaction du public londonien à la publication du Dernier Problème, découvrir quelques évocations des lettres envoyées au 221B par ce même public…Peut-être plus que n’importe quel autre personnage de fiction, Sherlock Holmes est terriblement vivant, et l’ouvrage en rend bien compte. Et c’est cela qui est terriblement chouette, on réalise à la lecture de cet essai que Sherlock est toujours là, partout dans notre quotidien, au détour d’une allusion ou d’une citation.
Bref, un ouvrage passionnant qui m’a appris beaucoup de petits détails sympathiques, et bourré de références, d’anecdotes qui donnent envie d’aller plus loin. Ne vous fiez pas à sa couverture, bref mais complet, c’est vraiment un ouvrage qui me servira de référence désormais !
Au fil de mes griffonnages, il m’est apparu comme évidente la nécessité de faire voyager ce petit bouquin. Je pense tout particulièrement aux membres de la SSHD pour cela, mais tous les habitués de ce blog sont les bienvenus bien sûr. Inscrivez-vous ici puis lisez, commentez, griffonez…J’aimerai que lorsque je récupèrerais mon livre, d’ici quelques mois, quand je serais rentrée en France, il porte la trace de tous les lecteurs chez qui il aura voyagé.
Etapes du voyage : Matilda, Sara, Niki ?
Merci à
Et aux éditions
BBC, Sherlock : A study in Pink (pilot version), 2010
Looking for the English version?
J’ai découvert cet épisode de 60 minutes parmi les bonus de mon coffret DVDs. Je ne savais pas bien à quoi m’attendre, je m’interrogeais même sur la pertinence d’un tel “bonus” et en fait le visionnage s’est avéré très intéressant, parce que du coup j’ai pu prendre conscience de tout le travail qui a été effectué entre cette première mouture et la version finalement proposée au public.
Si on retrouve bien le même canevas, de nombreux éléments ont été modifiés et étoffés. L’intrigue et son dénouement, en particulier ont subi de gros changements que je n’évoquerai pas plus avant au cas où vous voudriez voir ce pilote. Ici, point d’évocation de Moriarty, par exemple, Mycroft n’apparaît pas non plus, enfin l’actrice jouant Donovan n’est pas Vinette Robinson. Sherlock devine également bien plus rapidement l’identité du tueur, et celui-ci n’a pas de véritable mobile. Tout est un peu trop “facile” mais manque en même temps de justification. On ne voit pas vraiment Sherlock résonner; on ne le voit pas observer, on a presque l’impression qu’il devine, quel sacrilège ! On remarque aussi que les allusions au canon sont bien moins présentes. Seule l’addiction de Holmes est évoquée de façon plus marquée ici que dans la version finale.
Pas mal de différences au niveau des maquillages, de la lumière et de la réalisation aussi; on a affaire à quelque chose de beaucoup plus classique, linéaire que ce que l’on découvrira par la suite. De même, au niveau des décors, costumes et accessoires (c’est notamment marrant de voir que John ou la dame en rose n’ont pas “le bon” téléphone). Certains éléments seront modifiés (exemple pris tout à fait au hasard… : dans ce pilote, adieu les bouclettes sherlockiennes, on a droit à la place à une coupe et une couleur assez approximatives… (oui, je suis capillairement obsédée, une autre de mes monomanies)) , d’autres disparaîtront tout simplement ou bien réapparaîtront bien plus tard, dans un autre épisode. On est face à quelque chose de (trop) basique et épuré. J’avais par moment davantage l’impression d’assister à une captation de pièce de théâtre plutôt qu’à réellement un épisode de série télévisée.
Mais malgré tout, malgré son côté un peu “cheap” sur certains points et au delà de ce qu’ils nous apprend sur la création de la série, j’ai beaucoup aimé découvrir ce pilote et je l’ai limite trouvé plus drôle que la version finale. Peut-être est-ce parce que le scénario et la réalisation sont plus basiques, alors on on fait d’avantages attention aux dialogues et situations. Peut-être aussi tout simplement parce que je commence à bien connaitre les ressorts de cet épisode, et qu’en conséquence mon plaisir est décuplé (je fais partie des gens qui apprécient d’avantage un film à chaque nouveau visionnage, quel qu’en soit le nombre).
Il y a aussi quelques très belles images, que j’aurais aimé voir gardées dans la version finale. Je pense en particulier au passage où l’on voit Sherlock sur le toit, à la recherche de la valise rose. Image fugace dans la version finale, c’est ici une véritable scène, suivie d’ un plan très intéressant sur John, et c’est esthétiquement vraiment joli, d’autant plus que la musique est parfaite. Et puis, tout simplement, si j’aime l’extrême méticulosité du travail sur les épisodes tels qu’ils nous sont présentés, j’ai trouvé touchant le côté “artisanal” de ce pilote.
BBC, Sherlock 2012 (saison 2)
For the English version click here
Souvenez-vous, il y a un peu plus d’un an, j’étais hyper enthousiaste au sujet de la première saison de la série Sherlock, produite par la
BBC et découverte grâce à Matilda qui avait également beaucoup aimé.
Après l’avoir longtemps attendue, voici que la saison 2 est déjà terminée. Trois épisodes, c’est vraiment trop peu et trop vite dévoré surtout quand on se précipite dessus sans même avoir la patience d’attendre que les gens mettent la versions sous-titrée en ligne. Mais comprenez-bien que je ne pouvais pas faire autrement !
Bilan, les Britanniques ont vraiment une gamme d’accents impossibles et Sherlock parle peu mais quand il le fait c’est à une vitesse monstrueuse et j’ai par moments été totalement larguée, (mais je me demande sincèrement si les Anglais comprennent toujours ses explications) mais je ne pouvais pas attendre !
Bref, excellente saison, dont je vous parle tout de suite un peu plus en détails, épisode par épisode, mais sans spoilers bien sûr (hors deux petites zones masquées, à sélectionner pour les révéler) pour ceux qui attendraient la sortie VF (mais comment vous faites ?).
A Scandal in Belgravia (Paul McGuigan)
Oui, je la poste partout en ce moment, mais que voulez-vous, je ne me suis toujours pas remise de mes émotions.
J’attendais cet épisode avec énormément d’impatience (ayant récemment beaucoup aimé Un scandale en Bohême dont l’épisode est adapté, et parce que j’attendais cette nouvelle saison de toutes façons) et il a largement su combler mes attentes. Il est vraiment cro cro bien et a failli me faire manquer ma première heure de cours le mardi suivant la diffusion originale -_-‘.
Bourré de références à la nouvelle de Conan Doyle et à l’univers holmésien en général (un seul visionnage est loin de suffire pour toutes les saisir!), cet épisode est un peu complexe mais très enlevé, et puis quel final ! Il est aussi terriblement drôle, et j’ai noté tout un tas de citations en cours de visionnage, tout en ayant une vraie intrigue plus grave. Sans cesse sur le fil, il fonctionne vraiment bien, on ne cesse de passer du rire franc à l’émotion.
Un détail parmi d’autres, j’ai adoré le clin d’œil au fameux deerstalker dont tous les réalisateurs ont affublé Holmes sans raison valable, au fil des ans.
Sherlock est toujours aussi allumé, capricieux, cynique, odieux mais génialissime ! Peut-être encore plus que d’habitude puisqu’il est ici poussé dans ses retranchements par une Irène Adler (Lara Pulver) magistrale qui prend un méchant plaisir à le troubler et l’intriguer ! La transposition de cette dernière au XXIème siècle est très réussie à mon goût, parce qu’elle est bien plus fine, intelligente et dangereuse que ce personnage un peu vulgaire de Dominatrix qu’elle a crée pour s’assurer une place dans le monde. Elle donne une véritable intensité dramatique à cet épisode. Je n’avais d’ailleurs pas vu ce dernier aussi grave, lors de mon premier visionnage…Alors qu’il s’agit en fait peut-être bien du plus sombre de toute la série. Mycroft (Mark Gatiss) l’exprime d’ailleurs avec une grande justesse, dans sa longue scène muette. Je craignais par dessus-tout que l’on nous inflige un Holmes amoureux, heureusement les créateurs ont eu l’intelligence d’éviter cet écueil, tout en jouant subtilement sur l’ambiguïté de la partie jouée par les deux personnages. Pour cella, le parallélisme filé dans les agissements des deux personnages était très bien choisi. Les transitions entre les scènes sont très belles aussi.
J’ai aussi beaucoup aimé la façon qu’à Holmes de se comporter avec Mrs. Hudson (Una Stubbs), à la fois tout aussi odieux qu’avec les autres, mais aussi très respectueux, et presque gentil quelque part ; il y a quelque chose de très touchant entre ces deux-là. On sent qu’elle compte pour lui, qu’elle n’est pas seulement sa logeuse.
Seul bémol, une réalisation un poil brouillonne par moments, avec deux-trois trucs que j’ai trouvés un peu superflus, mais rien de très gênant. Bref, cet épisode délicieusement irrévérencieux et qui a énormément choqué le peuple anglais (une petite recherche Google vous donnera l’ampleur de la chose : Benedict Cumberbatch obligé de se justifier publiquement et tout le toutim), m’a personnellement énormément plu, et pas seulement pour les raisons évoquées ci-dessus… Disons juste que pour mon plus grand plaisir (mais je ne suis pas la seule, n’est-ce pas Matilda et Sara ?; les gens, si vous avez encore un minimum d’estime pour moi, ne visitez jamais mon profil FB -_-”), Irene Adler, n’est pas la seule à se dévoiler dans cet épisode…
How did Sherlock recognize her from… not her face ? – The Speckled Blond – The Geek Interpreter – The Naval Treatment
The Hounds of Baskerville (Paul McGuigan)
Selon moi, l’élément principal du roman, au delà de son intrigue, réside dans l’ambiance brumeuse si particulière qui règne sur cette lande (pas besoin de vous rappeler le titre de la nouvelle, j’imagine). Et les réalisateurs l’ont bien compris en créant pour cet épisode une atmosphère très particulière, pesante, à la limite du fantastique, presque angoissante, en tout cas oppressante; si bien que comme les personnages, on en vient à douter de ce que l’on voit et que l’on ne sait plus que croire. Martin Freeman est d’ailleurs absolument formidable à ce sujet, dans cet épisode; sa grande scène dans la laboratoire est absolument magistrale, il dévoile de grands talents d’acteur et affirme sa place dans la série, sortant de l’ombre de Sherlock.
Heureusement que par ailleurs, l’épisode est très drôle, histoire de relâcher par moments la pression. Sherlock est plus cabot et insupportable que jamais, par moment totalement allumé et son addiction à la cigarette le pousse à de bien curieuses extrémités…Elle est également l’occasion de références au Canon, avec en particulier la fameuse solution à 7% évoquée dans Le signe des quatre.
J’ai aussi tout particulièrement apprécié les sublimes paysages servant de cadre à cette enquête. La beauté, la pureté des images, leur travail presque photographique est une caractéristique globale de la série que je note à chaque fois et que j’apprécie énormément, mais cela s’exprime tout particulièrement ici, lors des scènes en extérieur.
Si j’avais une seule petite critique à émettre sur cet épisode, ce serait peut-être qu’il est un poil moins ryhtmé que les autres, traînant même parfois carrément en longueur sans que cela soit justifié (si ça passe à peu près la première fois, je me suis par moments carrément ennuyée au deuxième visionnage :S ), et un ou deux détails dans le dénouement m’ont semblé trop allambiqués, peu cohérents avec les données de départ et le ton général de la série. Pourtant, beaucoup de choses m’ont plus dans cet épisode, l’ambiance je l’ai dit, et la solution du mystère (SPOILER: un moyen d’évoquer différemment le rapport d’Homes aux drogues?), et il m’a bien plu sur le coup, mais je ne sais pas, avec le recul, et après second visionnage il me fait franchement tiquer… C’est clairement l’épisode que j’ai le moins aimé de la saison, tout comme j’avais déjà moins aimé le deuxième épisode de la première saison. En réalité, j’ai pratiquement exactement les mêmes remarques à faire au sujet de cette adaptation que celles formulées au sujet du roman. C’est intéressant…
The Reichenbach Fall (Toby Haynes)
Episode évoquant Le dernier problème et que j’ai attendu toute la semaine avec anxiété…On sent tout au long des deux premiers épisodes, une certaine gravité en fil conducteur, une menace sourde qui plane sans que l’on en comprenne toutes les implications; ce sont juste des images insérées sans lien apparent, au fil des épisodes. Tout n’est visiblement pas aussi simple qu’il n’y parait, sans que l’on sache bien à quoi s’attendre. Enfin, l’on se doute bien que la proposition si intéressante reçue par Jim (Moriarty, oui, je l’appelle par son petit nom parce que même pas peur de ce nabot, d’abord !) ne l’occupera pas indéfiniment…
Et pourtant, après une première minute dramatique à souhait et le générique, l’épisode redémarre tout aussi enlevé que les autres. Voire par moment franchement cocasse, grâce entre autres à des répliques super drôles et à un excellent jeu sur les sons et la musique (vraiment un des points à retenir de cet épisode) d’une part et les images d’autre part ; on a presque affaire à un ballet par moments. Cela-dit, cela ne dure pas non plus. La gravité reprend vite le dessus et la tension atteint peu à peu en un niveau rare pour la série. Cette alternance dans le genre des scènes est parfaitement maîtrisée et concours à instaurer cette intensité dramatique.
On a vraiment l’impression, comme les personnages, d’être menés en bateau par Moriarty, de faire partie de son jeu de pantins. Andrew Scott est vraiment très convaincant dans ce rôle. Il y a un tel contraste entre l’apparence et les manières jeunes et polissées, précieuses même, et la noirceur du caractère de son personnage, révélée par des moments de pure hystérie qu’il rend ce dernier vraiment dérangeant, effrayant. Un très grand méchant !
Bref, mon petit cœur était fort mal en point lorsque l’on se rapproche finalement de la scène finale que je craignais tant. Celle-ci est magistralement écrite et réalisée et terrible à la fois. Je savais de façon plus ou moins précise à quoi m’attendre, et pourtant elle m’a bouleversée. La conversation téléphonique et ce qui suit n’a pas manqué de me transformer en chose dégoulinante et hoquetante. Cette scène est juste parfaite et je n’aurais pas voulu la voir autrement représentée. Martin Freeman prouve, une fois de plus, tout au long de cet épisode, qu’il est un excellent acteur. Son émotion est bouleversante à voir.
L’ultime image, en revanche, m’a un peu fait tiquer. Mais pour être honnête, je suis absolument indécise sur ce que j’attendais réellement à ce sujet. Je crois qu’aucun choix n’aurait réellement su me satisfaire…Ou alors, il aurait fallu quelque chose d’un peu plus subtil, peut-être… Mais en fait, je suis quand même contente de cette fin et j’ai globalement énormément aimé cet épisode. Son ambiance, son style sont définitivement différents de ce à quoi on était habitués (le changement de réalisateur y est sans doute pour quelque chose) et permettent d’en révéler toute l’intensité dramatique mais sans non plus jurer au milieu de l’ensemble. Une superbe fin de saison qui ferme la boucle lancée au détour d’une réplique du Sergent Sally Donovan (Vinette Robinson) au cours du premier épisode (SPOILER: tout en ouvrant la voie à la troisième saison annoncée hier soir sur twitter par les créateurs).
Alone is all what I have. Alone protects me.
Bref, une excellente saison, peut-être encore plus soignée que la précédente au niveau de la réalisation et du travail des divers caractères des personnages, avec toujours cette élégance et ces références très XIXème (aspect que j’aime énormément) malgré le contexte définitivement actuel des intrigues. Sherlock est bien souvent poussé dans ses retranchements et cela permet de mieux apprécier sa personnalité complexe et Benedict Cumberbatch en retranscrit bien toutes les facettes, donnant vie à un Sherlock souvent touchant en dépit de son caractère et ses manies insupportables. Quant à Lestrade (Rupert Graves), il creuse peu à peu sa place et à un côté bon copain qui me plait bien. Bref, il me faut absolument les DVDs au plus vite (histoire de pouvoir mater, admirer les dons de Holmes à volonté) ! En revanche, j’ai été un poil déçue par le traitement de l’addiction de Holmes, comme si c’était politiquement incorrect. Oui bon, ok ça l’est mais ça fait partie du personnage, nom d’un p’tit bonhomme !
Matilda en parle ici et ici et Niki lui a également consacré un article, Marion aussi, ainsi que Mes lectures de l’imaginaire.
CONAN DOYLE Arthur, Les aventures de Sherlock Holmes
Recueil comprenant les nouvelles suivantes :
Un scandale en Bohême (Le roi de Bohême, avant de se marier, charge Sherlock Holmes de récupérer une photographie compromettante détenue par une ancienne maîtresse, la cantatrice Irene Adler.), La ligue des rouquins (cette organisation philanthropique, engage Jabez Wilson pour recopier l’Encyclopedia Britannica. Au bout de huit semaines, la ligue est dissoute sans raisons et c’est un Wilson décontenancé qui se rend en consultation chez Holmes.), Une affaire d’identité (Miss Mary Sutherland demande à Sherlock Holmes de retrouver son fiancé, mystérieusement disparu le jour du mariage…), Le mystère du Val Boscombe ( Miss Alice Turner demande à Sherlock Holmes de venir disculper son prétendant que tout semble accuser du meurtre de son propre père.), Les cinq Pépins d’orange (Un jeune homme, John Openshaw, vient supplier Holmes de l’aider à déjouer une implacable vengeance à l’initiative d’une mystérieuse organisation.), L’homme à la lèvre tordue (Mrs St-Clair aperçoit son mari à la fenêtre du premier étage d’une fumerie d’opium. Inquiète, elle avertit la police mais il est trop tard : son mari a disparu.), L’escarboucle bleue (Peterson, un commissionaire, confie à Holmes la pierre précieuse qu’il a trouvé dans le jabot d’une oie. Le détective remonte la piste jusqu’à mettre au jour le cheminement de ce joyau volé.), Le ruban moucheté (Miss Helen Stoner va prendre conseil auprès de Sherlock Holmes le jour où elle se rend compte que des faits étranges ayant précédé la mort de sa soeur sont en train de se reproduire à son égard.), Le pouce de l’ingénieur (Victor Hatherley vient trouver Watson pour soigner son pouce, tranché alors qu’il tentait d’échapper à des hommes décidés à le tuer. Sherlock Holmes se rend alors sur place pour reconstituer toute l’affaire.), Un aristocrate célibataire (Hatty Doran, fille d’un millionnaire américain, disparaît peu après son mariage avec Lord Robert St Simon.), Le diadème de Béryls (Sherlock Holmes est contacté par un banquier dont le fils vient d’être arrêté pour le vol de trois pierres d’une pièce de joaillerie laissée chez un prêteur sur gage. Examinant le lieu du forfait, le détective va très vite orienter ses recherches dans une autre direction…), Les Hêtres rouges ( Miss Violet Hunter confie à Sherlock Holmes son étonnement à propos du poste de gouvernante qu’elle vient d’obtenir aux Hêtres-Rouges, une maison proche de Winchester. Des gages élevés lui sont promis en échange de certaines exigences : elle devra couper ses cheveux et porter certaines robes choisies par ses employeurs…)
La quatrième de couv’ étant plus que succincte, les résumés sont très largement recopiés (et parfois un poil adaptés) sur ceux proposés par la SSHF.
Mon avis :
En prévision de la deuxième saison de l’excellente série Sherlock, produite par la BBC, il fallait absolument que je me plonge dans une ambiance holmésienne et que je découvre « Un Scandale en Bohême » avant d’en voir l’adaptation (hyper réussie, mais je vous en reparle dès lundi dans un billet consacré cette deuxième saison, hiii j’ai hâte!).
Au programme de cette lecture, quelques nouvelles connues, mais surtout pas mal de découvertes. En effet, si j’ai, au fil des ans, lu pas mal de nouvelles holmésiennes, je n’avais jamais pris le temps d’ouvrir en recueil pour en faire une lecture suivie. Pour ne pas risquer l’overdose, cette lecture s’est en réalité étalée sur quelques semaines ; je picorais un texte selon mon envie et mon humeur et cette lecture voulue “suivie” ne s’est finalement pas déroulée strictement selon l’ordre de publication. Je piochais les textes au fur et à mesure, selon mon envie du moment.
Bilan, c’était très chouette de baigner pendant deux semaines dans cette ambiance, parce que dès que je terminais un texte, je savais que ce n’était pas fini pour autant, qu’il m’en restait d’autres à découvrir, avant de me détacher de cet univers. Cela dit, je suis aussi un peu effarée d’en avoir autant lu d’un coup, parce qu’en conséquence, le nombre de nouvelles qu’il me reste à découvrir diminue, et c’est une vraie catastrophe ! Mais en même temps, j’ai super envie de retrouver cette ambiance le plus tôt possible et j’étais super malheureuse de la quitter… Bref… voyons très rapidement ce que j’ai pensé de chaque titre. Mon avis tient à chaque fois en quelques lignes, vu que je n’ai pas pris la peine de prendre de notes en cours de lecture. Mais à la limite, au delà d’avis précis sur chaque titre, c’est le plaisir global que m’a procuré ce recueil que je veux retenir. Je veux tout plaquer pour aller vivre au 221B Baker Street !
Un scandale en Bohême est donc le premier texte de ce recueil et sans doute mon préféré côté découvertes. Conan Doyle rompt ici un peu avec la structure habituelle de ses nouvelles et cela fonctionne vraiment bien. L’intrigue est vive, drôle, passionnante à suivre ; on découvre une autre facette de Sherlock Holmes, et puis Irene Adler, quel personnage !
Je connaissais déjà La ligue des rouquins, et j’en gardais un souvenir très précis, mais j’ai quand même pris beaucoup de plaisir à relire ce texte. Alors qu’il s’agit d’une des affaires les plus simples du recueil, le mystère sur lequel elle repose est original et indétectable à la première lecture. C’est ce qui en fait tout le génie.
Une affaire d’identité, m’a en revanche semblée un peu cousue de fil blanc, mais elle n’en est pas moins plaisante à suivre. C’est toujours un immense bonheur de voir procéder Sherlock. Je suis particulièrement fan de la façon dont il raconte leur histoire aux inconnus qu’il rencontre pour la première fois, et la réaction de ces derniers face à ces révélations. Cela m’a toujours fascinée et quand j’étais petite, je m’amusais à observer les gens de la tête au pied pour reconstituer leur histoire, pour imiter Sherlock. Mais bizarrement, les gens ne le prenaient pas très bien et ma mère me demandais d’où me venaient ces élucubration >< Bref.
Le mystère du Val Boscombe m’a semblé un peu rapide par rapport aux autres moins « tordue » aussi, mais elle se lit quand même très bien. Cependant, elle ne m’a pas marquée outre-mesure, et puis sa fin est… je sais pas… un peu… agaçante, manquant de panache. En revanche, j’ai beaucoup aimé le décors dans lequel elle prend place.
Les cinq pépins d’orange fait également partie de mes préférées du recueil. Ambiance délicieusement mystérieuse et morbide sur fond de complot historique/société secrète, il ne m’en faut pas plus pour me convaincre ! Seul bémol, sa fin légèrement frustrante. Heureusement cela ne vient en rien entacher la génialitude (oui, parfaitement) de ce récit !
L’homme à la lèvre tordue était une relecture. Là encore des souvenirs assez précis, pour une intrigue pas si marquante que cela, mais la relecture s’est tout de même avérée sympathique. En fait, c’est juste que j’ai un profond mépris pour le personnage principal, alors forcément cela influe sur mon appréciation de l’histoire. A noter que le cadre est particulièrement bien décrit et assez dépaysant pour un lecteur moderne.
L’escarboucle bleue m’a pas mal intriguée. Alors que je suis absolument certaine de n’avoir jamais lu ce texte auparavant, j’en connaissais l’intrigue. Bizarre… Bref, un texte sympathique, assez drôle même, mais sur lequel je bloque depuis que j’ai refermé mon recueil pour retrouver comment j’ai pu avoir connaissance de son intrigue… Limite, même au moment de ma lecture, cela m’intriguait plus que l’histoire en elle-même (oui, je suis légèrement obtuse sur les bords).
Le ruban moucheté, relu pour la Xième fois conserve sans hésitation son statut de meilleure nouvelle holmésienne à mon goût (mais bon, il m’en reste encore beaucoup à découvrir). Découverte vers 11-12 ans, cette nouvelle m’avait énormément impressionnée, froussarde comme je suis. Je la connais absolument par cœur, mais je ne m’en lasse pas. Elle me fascine toujours autant et je crois que je pourrais la relire indéfiniment tout en ayant toujours aussi peur. Un courte réécriture fort sympathique à cette adresse; d’ailleurs l’ensemble du blog vaut le détour, mais attention aux articles-spoiler sur la S2.
Le pouce de l’ingénieur m’a bien plu également. Si certains détails sont prévisibles, l’intrigue reste globalement très originale et ses personnages font froid dans le dos. Je crois que ce texte fait partie de ceux que j’aurais envie de relire d’ici quelques temps. J’ai vraiment beaucoup aimé le cadre de cette histoire, la tension qui monte peu à peu… Le mobile des criminels est pas forcément ébouriffant mais l’histoire est vraiment génialement racontée.
Un aristocrate célibataire a une résolution intéressante, mais ne m’a pas particulièrement plu en dehors de ça. Ca n’est pas un texte particulièrement marquant à mon sens et ses personnages ne m’ont pas vraiment touchée malgré les évènements. Et puis, j’ai aussi eu un peu de mal avec la narration sans pouvoir dire précisément pourquoi. C’est la dernière nouvelle que j’ai lu dans le recueil parce que lorsque mes yeux se posaient sur ses premières lignes, je n’avais pas immédiatement envie d’en savoir plus.
Le diadème de béryls est tout à l’inverse. Une intrigue pas forcément remarquable, et des personnages pas forcément aimables mais innatendus, tour à tour émouvants et machiavéliques ! Une réussite, parce que malgré l’évidence, on se laisse piéger, et que si l’on sait avec certitude que ce n’est pas A, on n’imagine pas un instant que ça puisse être B (oui, je sais, je suis très claire dans mes explications -_-”)
Les hêtres rouges, enfin, m’a bien plu également. Malgré une scène finale un peu brouillonne, qui appelle une relecture pour pouvoir pleinement juger de ce texte, j’ai beaucoup aimé l’intrigue ainsi que le personnage de Violette Hunter. Elle est très théâtrale, très haute en couleur. J’ai beaucoup aimé le contraste entre l’absurdité de la situation de départ et le pragmatisme imparable de la résolution.
Bref un recueil mêlant donc découvertes et relectures pour de très agréables moments passés en compagnie de Sherlock et du docteur. J’en viens d’ailleurs à apprécier de plus en plus ce dernier, qui se dévoile et gagne en profondeur eu fil des textes, même si forcément ce n’est pas vers lui que va ma préférence… Et une nouvelle modeste contribution à la SSHD, en attendant le billet de lundi prochain.
















