Save Undershaw
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Bonjour à tous,
Cela fait quelques jours que je n’ai rien publié ici, d’une part car je voulais prendre un peu de recul avec l’agitation de ces derniers temps et d’autres part parce que je consacre à peu près chaque minute libre à Undershaw. Plus les jours passent, plus cette cause me tient à cœur et plus j’essaye de me rendre utile.
Si je reprends le clavier aujourd’hui, c’est pour Undershaw. Je tiens par avance à m’excuser auprès de ceux qui subissent déjà ma propagande depuis le mois de mars et en ont assez, mais je ne peux pas accepter de laisser tomber le sujet. Une idée m’a traversée l’esprit ce matin et je vais avoir besoin de votre aide à tous pour la mettre en place.
Je me suis rendue compte que si j’ai déjà évoqué Undershaw à plusieurs reprise en ces lieux, je ne lui ai jamais réellement consacré d’article détaillé, expliquant la situation. C’est donc ce que je me propose de faire aujourd’hui. Là où vous entrez en jeu, c’est que je vous propose de reprendre intégralement cet article pour le publier chez vous. J’aimerai que cet article ait la plus grande visibilité possible, je voudrais le voir envahir les blogs. Alors, si vous avez quelques minutes, tout ce que je vous demande, c’est de faire un copier-coller de cet article et de me laisser le lien auquel je peux le voir. Il n’est pas nécessaire de mettre de lien vers chez moi, en revanche, je vous demande de faire apparaitre mon nom : Méloë. Rédiger cet article m’a demandé du temps, de même que je consacre énormément de temps et d’énergie à Undershaw. Je le fais de bon cœur et sans chercher à en retirer quoi que ce soit de personnel, mais cet article est le fruit de mon travail, et si je l’offre volontiers pour libre-diffusion, il n’en reste pas moins ma création.
Il nous reste tout juste un mois pour mobiliser un maximum de monde autour d’Undershaw, et je veux rentabiliser au maximum chacun des jours qui le composent. Pour cela, je compte sur vous !
Qu’est Undershaw ?
Undershaw est la maison designée par Arthur Conan Doyle lui-même en 1895. Il y vécut jusqu’en 1907.
Cette maison est une pièce majeure de notre héritage : en ces lieux Conan Doyle a ressuscité Sherlock Holmes, en ces lieux il a rédigé certains de ces textes les plus célèbres comme Le Chien des Baskerville. A Undershaw, il a également reçu et diverti ses amis, parmi lesquels Bram Stoker et JM Barrie. Enfin, c’est dans cette maison qu’il a été anobli en 1902.
Sir Arthur Conan Doyle a loué la maison jusqu’en 1921 avant de la vendre. De 1935 à 2004, elle a hébergé un restaurant et un petit hôtel.
En 2004, le domaine est vendu une nouvelle fois et c’est là que les dégâts commencent. Les nouveaux propriétaires se désintéressent totalement d’Undershaw et laissent la maison tomber en ruines et les vandales faire leur œuvre. Aujourd’hui, les vitres sont brisées, les plafonds et plancher endommagés par l’eau, des ordures jonchent le sol, les murs sont couverts de tags…Vous pouvez voir des photos de l’état actuel d’Undershaw sur cette page.
En 2010, il est finalement décidé que la maison serait détruite pour construire à sa place trois pavillons modernes, tandis que 5 autres seront ajoutés dans le reste du domaine. C’est là que The Undershaw Preservation Trust entre en jeu.
En quoi consiste la campagne Save Undershaw ?
Comme je viens de l’expliquer, cette merveilleuse maison véritable témoin culturel et historique est actuellement en grand danger de destruction. Si nous ne faisons rien, elle disparaitra pour toujours.
Une fondation pour sa protection a été créée en 2009 par John Gibson, Lynn Gale et Sue Meadows. Mark Gatiss (co-créateur de Sherlock BBC, et interprète de Mycroft Holmes dans la série) est le protecteur de la fondation.
Suite à la demande de la fondation, une Judicial Review se déroulera le 23 mai 2012 à la House of Commons. Notre but pour l’instant est d’obtenir gain de cause lors de la Judicial Review, et pour cela, nous avons de mobiliser le plus grand nombre de supporters possible. Il faut montrer qu’il ne s’agit pas d’un groupe de quelques vieux illuminés, mais bien le monde entier qui se bat pour son patrimoine.
Une seconde étape se déroulera, une fois la Judicial Review remportée (je refuse d’envisager la possibilité de perdre ce combat). Ce sera alors le début d’une longue histoire : que faire de ce domaine et comment le faire ? Je pense que tout le monde est en faveur d’un musée consacré à la vie et l’œuvre de Conan Doyle. C’est un projet gigantesque et une fois encore nous auront besoin de toutes les bonnes volontés disponibles. Mais, chaque chose en son temps. Pour l’heure, l’urgence est de mettre toutes les chances de notre côté en vue de gagner la Judicial Review.
Pourquoi je milite tant pour cette cause ?
Comme vous avez pu le comprendre, le destin de ce domaine me tient tout particulièrement à cœur, en grande partie parce que je suis une grande amatrice des écrits de Conan Doyle. Je ne peux tout simplement pas supporter l’idée de voir cette maison, et tout ce qu’elle représente, détruite.
Mais je pense que c’est bien plus qu’une question d’aimer ou non les écrits de Conan Doyle. Que l’on apprécie ou non ses travaux, on ne peut dénier qu’il est l’un des auteurs majeurs de l’époque victorienne (malgré ce que semble penser le gouvernement britannique qui estime qu’un auteur de romans d’enquête ne peut être comparé sur le plan de l’importance à un Charles Dickens ou une Jane Austen…). De même, on ne peut nier le fait que Sherlock Holmes soit l’un des personnages de fiction les plus connus et aimés au monde. Il suffit de regarder le nombre d’adaptations, de références au détective dans nos cultures populaires.
Undershaw est également un exemple quasiment unique d’architecture victorienne. En effet, très peu de nouvelles constructions ont eu lieu à cette époque et encore moins ont survécu jusqu’à aujourd’hui.
Pour toutes ces raisons, Undershaw est un élément majeur du patrimoine mondial. Nous sommes tous concernés par son destin et je suis fermement décidée à me battre jusqu’au bout pour sauver ce domaine et vous embarquer à mes côtés dans cette lutte.
Que faire pour aider à sauver Undershaw?
Je ne peux pas présenter ici tous les moyens d’actions existant. Je me contente de vous proposer quelques petites choses simples et rapides, accessibles à tous. Si vous voulez vous lancer dans quelque chose de plus grande envergure, vous êtes bien entendu les bienvenus !
- Pour commencer, je vous invite, si ce n’est déjà fait, à visiter le site officiel de The Undershaw Preservation Trust. Vous y trouverez des informations beaucoup plus complètes que celles que j’ai choisi de livrer ici. Vous aurez également la possibilité de contacter les fondateurs, de télécharger des flyers à imprimer et distribuer, de trouver un agenda de toutes les opérations organisées, de découvrir comment vous pouvez soutenir financièrement la fondation si vous le souhaitez…
- Vous pouvez également suivre The Undershaw Preservation Trust sur Facebook ou Twitter (ici ou ici). L’objectif original de 10 000 likes sur la page FB a été atteint et même dépassé, mais nous avons toujours besoin de plus de monde. Alors, n’hésitez plus, aimez et partagez.
- Toujours sur Facebook, des collègiens du Surrey (vivant tout près d’Undershaw) cherchent à obtenir 1 000 likes pour leur Undershaw Society. Ce sont 4 garçons absolument adorables et géniaux et je serais ravie de vous voir les aider à atteindre leur objectif.
- Enfin, deux pétitions sont actuellement en ligne : la première destinée aux résidents du Royaume-Uni, et la seconde, ouverte au monde entier.
Voilà, j’ai délibérément limité le nombre d’actions que je vous propose, histoire de ne pas vous noyer sous la quantité. Mais si vous voulez en faire un peu plus, n’hésitez pas à me contacter en privé. J’ai des tas de choses à vous faire faire, en fonction de vos talents.
Mais le plus important, est de parler d’Undershaw autour de vous et c’est pourquoi je vous propose de reposter cet article chez vous. Une fois encore, merci à ceux qui m’ont lu, à ceux qui s’impliquent pour cette cause, à ceux qui me reblogueront. L’article est tout prêt, vous pouvez le copier-coller sans y apporter la moindre modification. Les deux seules choses que je vous demande c’est de me laisser votre lien juste en dessous et de faire figurer mon nom en tant qu’auteur de l’article.
Toutes les images (sauf le portrait de Conan Doyle) et informations ont été récoltées sur le site de The Undershaw Preservation Trust.
Un grand merci à Matilda, Maggie, Oceans, Une comète, Mango, Paikanne.


Mauricet, Une bien belle nuance de rouge 1 : Garance
A 16 ans, Garance est une ado mal dans ses Converse. Comme beaucoup de filles de son âge, elle se trouve trop grosse et moche. Orpheline de mère, Garance a vécu ce décès comme un abandon, d’autant que les absences répétées et le manque d’affection de son père n’ont fait qu’aggraver son traumatisme. Heureusement qu’il y a l’obscurité, la nuit… Ces ténèbres rassurantes et fascinantes dans lesquelles elle peut se blottir et trouver refuge. C’est ainsi qu’un soir, Garance fait la rencontre d’Ambroise, un personnage sans âge, étrange et troublant, qui ne la laisse pas insensible…
Mon avis :
Si je ne me trompe pas, il s’agit seulement de la deuxième bande-dessinée que je chronique ici. En effet, je ne suis pas vraiment une habituée de ce support littéraire ; c’est d’ailleurs pourquoi j’ai sauté sur l’occasion lors de la dernière Masse Critique, histoire de bousculer un peu mes petites habitudes.
J’ai finalement opté pour ce titre, je dois bien le dire attirée par le qualificatif « gothique » employé pour présenter cette série. Au final, je suis un peu embarrassée au moment de vous parler de mon ressenti sur cette lecture…En effet autant certains aspects m’ont beaucoup plu, autant d’autres ne m’ont vraiment pas convaincue…Bref, je vais essayer de mettre un peu d’ordre dans ce fouillis d’idée, en espérant que cela me permettra d’y voir plus clair moi-même.
J’ai donc été attirée par ce fameux qualificatif de gothique, me demandant ce que l’auteur pouvait bien entendre par ce terme…Au final, si certains aspects de son traitement m’ont plu, j’ai globalement été très agacée par l’accumulation de clichés sur le sujet… Nous avons donc affaire à une héroïne adolescente et mal dans sa peau suite à la mort de sa mère. Elle trouve refuge dans le mouvement gothique que lui a présenté une amie qui lui sert également d’amante à l’occasion (une ou deux scène assez évocatrices ; je préviens au cas où pour les âmes sensibles): tenues excentriques et sombres, promenades la nuit dans de sombres cimetières (bon, ça j’avoue je le fais aussi, et j’envisage de gagner ma vie en exhumant des squelettes, huh..), flirt avec de sombres et mystérieux inconnus d’âge mûr, goût pour les romans sombres et beaux, sombres cauchemars hallucinants, tatouages, piercing, termes vaguement « techniques » genre je sais vraiment de quoi je parle, chats aux noms de divinités païennes, alcool à profusion, tendances suicidaires… Vraiment tous les clichés imaginables et même ceux que l’on n’aurait pas imaginés sont là ; et si j’ai tant insisté sur le mot sombre, c’est que l’héroïne elle-même passe son temps à le faire, voulant prouver à tout le monde (histoire de bien pourrir la vie à son père au passage) comment elle est trop dark, quoi !
Je n’ai pas non plus aimé la façon dont elle s’exprime. C’est très familier, parfois un poil vulgaire, se voulant sans doute très oral. Cela aurait pu passer, mais le problème est que bien souvent cela sonnait faux à mes oreilles. Je n’ai pas l’impression que les ados s’expriment comme ça au quotidien, même si cela fait des années que je n’ai pas conversé avec l’un d’entre eux…Je trouve aussi que pour quelqu’un d’aussi mal dans sa peau et torturé, Garance a quand même un sacré aplomb face aux adultes, et j’ai souvent pensé qu’elle méritait d’être remise à sa place…C’est juste une sale ado pas plus torturée que moi !
Bref, vous l’avez compris, l’héroïne et moi n’avons malheureusement pas du tout accroché…. D’autant plus que mademoiselle est fan de Dracula, sans avoir visiblement pris la peine de lire le roman de Stoker…(Mr Coppola vous nous avez bien pourri le truc sur ce coup là, pas merci). Et c’est bien dommage parce qu’en dehors de ça, j’ai vraiment aimé tout un tas de petites choses dans cet ouvrage.
A commencer par les nombreuses citations du Rouge et le Noir qui émaillent le texte. Ce roman a été une lecture phare de mon année de 4ème et j’étais contente de le recroiser ainsi employé. Il y a également tout un tas d’autres références culturelles qui m’ont bien parlé : de Alice au pays des merveilles à la Famille Adams (lorsque l’on découvre Garance enfant), en passant par Gary Oldman, il n’y a pas de doute, j’étais en terrain connu. De même pour les références musicales. La seule évocation qui a manqué de me faire m’étrangler est celle de Twilight et Robert Pattinson…qui n’avaient vraiment pas grand-chose à faire ici, au milieu du reste…à part rendre l’héroïne encore un peu plus ridicule et insupportable à mes yeux.
Sur le plan graphique, j’ai apprécié que pour une fois, l’on ait droit à une héroïne ronde et ordinaire, qui ne soit pas un canon de beauté anorexique. J’ai aussi beaucoup aimé ce travail sur deux couleurs : rouge et noir, et le trait parfois agressif, mettant en avant des gros plans parfois disgracieux. L’ensemble a quelque chose d’un peu violent et dérangeant qui représente bien le mal-être ressenti par l’héroïne.
Enfin, certains thèmes m’ont plu : les statues qui parlent, cette difficulté à démêler la réalité du cauchemar et du fantasme éveillé. Tout cela existe sur le même plan pour l’héroïne et c’est intéressant à observer. De même, que j’ai esquissé un sourire, en découvrant sa peur de finir découpée en morceaux au fond d’une cave. J’ai toujours dit que vu mes goûts en matière d’hommes, si je disparaissais un jour, c’est ainsi que l’on me retrouverait. Alors, découvrir cette réflexion dans la bouche d’une héroïne de BD, était assez « sympathique », si je puis dire. Mais c’est vraiment le seul point commun que je me suis trouvé avec elle. Car la plupart du temps, je l’ai malheureusement trouvée bien cruche, immature et inculte…
Bref, que dire au final? Tout simplement, que si ni Garance ni ses (non)aventures ne m’ont fascinée; j’ai quand même découvert un univers graphique qui me plait plutôt bien. Je suis presque certaine de ne pas lire la suite de cette série, mais, en revanche, j’irais bien jeter un œil aux autres travaux de Mauricet, voir si quelque chose d’autre pourrait mieux me correspondre.
Merci à
et aux éditions
THIRY Pierre, Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-mines
A cette époque, Montceau-les-Mines était bien différent d’aujourd’hui. — Oui, on sait déjà tout ça !!! répondrez-vous. C’était la campagne, il n’y avait personne à part quelques lapins, il ne se passait rien du tout… Ce n’est pas si simple, il se passait même bien des choses. Il y avait Arthur, Theobald et Justin, il y avait aussi la belle Ermelinde, il y avait encore… Isidore, il y avait enfin… Mais je ne vais pas vous raconter toute l’histoire maintenant, il faut aussi ouvrir le livre et lire Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines alors vous apprendrez des choses qui vous étonneront peut-être.
Mon avis :
Il y a quelques temps, M. Thiry me contactait pour me proposer de m’envoyer son livre. J’étais ravie car je me souvenais que Meli avait beaucoup apprécié ses deux lectures de l’auteur. Quelques jours après cet échange de messages, me voici en possession de ce volume au titre plutôt intrigant. Sitôt reçu, sitôt dévoré ! En revanche, j’ai mis quelques jours à me motiver pour rédiger mon billet, hum…
Le titre le laissait supposer, l’histoire est totalement farfelue, à la limite de l’absurde par moments, et pourtant tout fonctionne bien, avec sa propre logique interne si je puis dire. Lorsqu’on part dans l’absurde, la difficulté est de trouver une conclusion capable de vraiment refermer l’histoire. Dans notre cas, Pierre Thiry s’en sort très bien, en usant des ressorts familiers du conte pour cette fale autour du temps.
En effet, on retrouve bien le grand méchant ogre, cette fois-ci mi gorille/mi crocodile qui avale tout crus d’innocents petits lapins (et là j’ai réalisé à quel point les contes de notre enfance pouvaient être terribles ! ) avant que ceux-ci ne soient délivrés d’une bien étrange façon. Mais cela, je vous laisse le découvrir ! On retrouve également le rythme des trois héros, dotés chacun d’une caractéristique particulière guidant leur choix et la petite morale que cela entraine.
Un élémet qui m’a surprise, même si j’en avais entendu parler et qui m’a beaucoup plu réside dans les nombreuses références littéraires, de Marcel Proust au Cid en passant par La Fontaine. J’ai aimé retrouver aussi un petit goût de Georges Chaulet dans ce monde totalement farfelu où les jeux de mots sont si présents. Dans ce dernier cas, je ne sais pas si la référence est directement voulue, mais c’est vraiment ce que j’ai ressenti au cours de ma lecture. Et comme Georges Chaulet est mon auteur jeunesse préféré, autant vous dire que j’étais aux anges !
Pierre Thiry a vraiment réussi à m’embarquer dans son univers en quelques pages et à me convaincre de la réalité de l’histoire qu’il nous raconte, toute délirante qu’elle soit. A tel point que je suis même allée me renseigner sur cette fameuse ville de Montceau-les-mines, par curiosité. Autant vous dire que je préfère les explications de Pierre Thiry; d’ailleurs j’adore l’explication de l’origine de ce toponyme, donnée dans le conte. Juste pour le plaisir, une petite citation qui m’est revenue à l’esprit au moment de ma lecture : I’m not crazy my reality is just different than yours.
Seules les illustrations (de Myriam Saci) ne m’ont pas toutes totalement convaincues. Elles sont très colorées et ont un côté naïf qui plaira sans doute aux plus jeunes, mais je reconnais que pour ma part, je suis malheureusement un peu passée à côté.
Bref, un conte drôle, et intelligent, bourré de références qui ne pourront que plaire aux plus grands tandis que les plus jeunes se contenteront de s’émerveiller devant cette fabuleuse histoire. Décidément je devrais lire des contes plus souvent ! Pierre Thiry développe un univers assez particulier, dans lequel je me suis très rapidement sentie à l’aise. N’hésitez pas à vous laisser entrainer à votre tour !
D’autres avis : Meli, Wilhelmina, Delph,Pityfleur, Luthien, Lanyla, Hylyirio et bien d’autres.
Merci beaucoup à Pierre Thiry pour son conte et la chouette dédicace l’accompagnant !
Visiter le site de l’auteur et découvrir où acheter le livre.
BLACKMAN Malorie, An Eye for an Eye
ATTENTION SPOILERS EXPLICITES SUR LA FIN DU T.1 ET LE CONTENU DE CETTE NOUVELLE
Sephy, enceinte, a coupé tous les ponts avec sa famille. Un soir, alors que Minnie lui rend visite dans son petit appartement de banlieue, Jude qui n’a toujours pas digéré la mort de son frère, réapparait et se joint à la partie…
Mon avis :
Pas de TTT cette semaine, car je tenais à publier une chronique livresque aujourd’hui; ces dernières ayant été particulièrement rares ces derniers temps.
Cette nouvelle, rédigée en 2003 et sensée prendre place entre les deux premiers tomes de la série, était intégrée à la fin de mon volume. J’avais beau ne pas avoir adoré (hum…) ce premier tome, comme la nouvelle était courte, je l’ai lu dans la foulée, histoire de pouvoir ranger mon bouquin.
Ce billet sera très court puisque la nouvelle ne fait que quelques pages, et qu’elle a totalement fait retomber l’intérêt et la curiosité que je pouvais avoir pour le T2…Sans compter que j’ai mis plusieurs jours à me décider de rédiger un billet à son sujet.
Rapide retour en arrière : ce qui m’avait plu à la fin du T1, c’était d’être débarrassée de Callum (entre autres) et de voir annoncée l’arrivée de ce bébé. Comme je l’expliquais dans mon billet, sans raison logique, il m’intéressait et me touchais ce futur bébé. J’avais envie de faire sa connaissance, découvrir ce que serait sa vie…J’espérais aussi qu’il serait moins irritant que ses parents, que cette nouvelle arrivée finirait de faire le ménage parmi les anciens personnages. Mais en dehors de cette annonce, on ne savait rien d’autre : aucun indice sur le contenu de l’intrigue du T2, ni sur le moment où celle-ci prendrait place. Bref, tout était (bien) fait pour placer le lecteur dans une certaine attente…
Jusqu’à l’arrivée de cette nouvelle qui, plutôt que de renforcer cette curiosité et cette attente, a des allures de vaste spoiler, souffre d’un grand manque de mesure et de réalisme et me fait en outre craindre le contenu du T2…En clair, j’aurais mieux fait de m’abstenir de la lire…
On retrouve donc Sephy, vivant seule dans un taudis, pauvre et rejetée de tous et fort fort malheureuse, le soir de l’anniversaire de Callum (sortez violons et mouchoirs…). Minnie débarque et quelques temps plus tard, c’est au tour de Jude, bien décidé à se venger de la mort de son frère… Grand moment de tension absolument surréaliste à grand coup de larmes (de vomi) et de cris…Et Jude repart comme une fleur (après avoir blessé Minnie ; si seulement il avait pu l’éliminer pour de bon, tant elle est insupportable-je veux dire plus que d’habitude-dans cet épisode) en promettant de revenir se venger pour de bon…
Bref, tout ça me laisse augurer une suite tout aussi simpliste, moraliste et cousue de fil blanc que le T1…Enfin, on verra bien…même si je vous avoue que ma curiosité à l’encontre du T2 est totalement retombée…Cette série n’est visiblement pas du tout faite pour moi. Tant pis.
DELAIGLE Elisabeth, Les contes de la lune
Vue de la terre, la lune, par sa rondeur et sa bonhomie incite à toutes les rêveries… Inaccessible et pourtant si proche, elle peuple l’imaginaire des hommes pressés de la conquérir, et enflamme le monde depuis la nuit des temps avec son lot de légendes et de mystères.
Dans Les contes de la lune, les enfants sont transportés dans des univers très différents, au gré de récits qui ont tous la lune comme déclencheur de situations insolites : que ses rayons éclairent l’aigle blessé, la princesse désespérée, les souris affamées, le boxeur conquérant, le vieux chat jaloux, l’ourson espiègle ou les deux enfants perdus en forêt, elle les pousse à faire de petites bêtises ou de grandes choses !
Mon avis :
Il est rare que je vous parle ici de lectures numériques. En effet, la lecture sur l’écran de ce cher Nordi n’est pas des plus confortables. Mais il arrive que je fasse des exceptions, lorsque le texte m’attire et qu’il n’est pas trop long. Lorsqu’en plus, c’est l’auteur elle-même qui me propose très gentiment de découvrir son ouvrage, je craque et suis incapable de résister !
Ces contes m’ont vraiment beaucoup plu parce que dans leur simplicité ils ont su me toucher, faire remonter en moi tout un tas de souvenirs d’enfance, faits de couettes moelleuses et de chocolats chauds. J’avais un sourire béat plaqué sur les lèvres tout au long de ma lecture et j’avais l’impression de flotter sur un petit nuage. Les dessins, quoique trop peu nombreux à mon goût sont tout à fait charmants et collent bien à l’ambiance du recueil.
Les divers textes proposés sont finalement très variés, malgré ce thème commun de la lune et s’ils ne m’ont pas tous plus dans la même mesure, je dois bien avouer qu’aucun ne m’a déplu. Mais voyons cela plus en détail.
Le premier conte, Le buveur de lune, est une très jolie histoire qui met en avant la nature, l’amitié, la simplicité que devraient avoir nos relations. Une vraie dose de réconfort. Et puis, je l’ai lu pile au bon moment, entre deux pages du Parfum d’Adam, alors que les deux textes évoquaient les mêmes paysages et les mêmes populations.
Si je devais immédiatement y associer un autre texte du recueil, ce serait Le boxeur de lune. Cela peut sembler bizarre dans la mesure où les univers sont bien différents, mais ces deux jeunes héros ont su me toucher de façon assez similaire dans leur progression, leur apprentissage de la vie. Ben m’a vraiment touché, et j’ai aimé l’aspect plus réaliste que les autres de ce texte.
La chasseuse de lune et Le pêcheur de lune sont vraiment choupis, mais je crois qu’au final ce sont ceux qui m’ont un peu moins touchée que les autres. J’ai aimé la naïveté de leurs héros animaux ; Beauchat est particulièrement bien croqué et Mayak est vraiment choupi-trognon mais je ne sais pas, l’intrigue en elle-même ne m’a pas vraiment intéressée. J’ai eu plus de mal à entrer dans l’histoire que pour les autres contes.
Les chasseurs de lune est sans doute le conte le plus traditionnel de ce recueil. Celui qui ressemble le plus à ceux de notre enfance (la mienne du moins). Le petit poucet est d’ailleurs évoqué. C’est une histoire toute mignonne et rigolote et j’ai aimé retrouvé tous ces petits clins d’oeils aux contes traditionnels.
Je termine, enfin, par mes deux textes préférés : La fileuse de lune et Les croqueuses de lune. Le premier m’a beaucoup plu à cause de son héroïne très attachante et à l’imagination romantique débordante. Et puis, je ne pouvais qu’être conquise par cette histoire de cheveux longs, même si je ne peux m’empêcher de vouloir « lutter » contre cette « dictature » du cheveu blond comme idéal de la beauté. C’est un truc qui a empoisonné ma jeunesse, et au sujet duquel je suis toujours assez susceptible. Le second est mon coup de cœur du recueil. J’ai littéralement craqué pour ces petites souris qui m’ont immédiatement fait penser à celles de Cendrillon, Gusgus en tête en lisant les répliques de So So. C’est super chou et super drôle. La fin tombe un poil à plat à mon goût, mais je me suis tant amusée par ailleurs, qu’il reste sans hésité mon conte préféré du recueil !
Si j’avais un seul bémol à émettre, il concernerait éventuellement le choix de certains mots, qui m’ont parfois semblé un poil compliqués pour de jeunes lecteurs. Mais c’est vraiment histoire de chercher la petite bête.
Bref, coup de cœur pour ces 7 petits contes tout à fait charmants, qui me donnent le sourire rien qu’en y repensant ! Un recueil à lire et relire, que l’on ait des enfants…ou pas !
D’autres avis : Mya Rosa, Iluze, Meli, Mélo, et d’autres encore.
Merci beaucoup à Elisabeth Delaigle pour cette découverte.
Pour savoir où l’acheter en version papier ou numérique via le site de l’auteur













